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Décryptage

Freelance ou CDI chez Voxalia : la comparaison chiffrée, sans tricher

Le débat ESN contre freelance est mal posé, et les clichés sur les indépendants sont presque tous faux. Reste la question que tout le monde se pose : à TJM égal, que reste-t-il vraiment à la fin de l'année ? Nous avons mis les chiffres côte à côte, y compris ceux qui ne nous arrangent pas.

Freelance ou CDI en ESN : comparaison chiffrée à 520 euros par jour

En vingt ans de conseil, j’ai entendu toutes les idées reçues sur les freelances. Un freelance coûte plus cher. Un freelance part dès qu’il trouve mieux. Un freelance ne pense qu’au TJM. Un freelance ne s’investit pas, travaille toujours seul, refuse les contraintes, n’a pas de vision à long terme. La réalité est plus simple : il y a d’excellents freelances et il y en a de mauvais, comme dans les ESN, comme chez les clients, comme partout. Le statut ne dit rien. Le contexte, l’expérience et l’état d’esprit disent presque tout.

Le mauvais débat, c’est ESN contre freelance. Le bon débat, c’est : qui est la bonne personne pour ce projet ? Mais il reste une question légitime, que chaque consultant se pose un jour devant un choix de carrière : à TJM égal, que reste-t-il vraiment à la fin de l’année ? Voici notre réponse, avec nos vrais chiffres.

Freelance ou CDI : le point de départ, 520 euros par jour

Prenons le tarif journalier moyen d’un indépendant de l’informatique en France, que le baromètre Malt 2026 situe autour de 520 euros. C’est aussi, à peu près, le TJM d’un consultant expérimenté chez un grand compte de la région. Nous comparerons donc deux personnes de même valeur, facturées au même prix, sur une année.

Sur 218 jours travaillés, ce TJM représente 113 360 euros facturés. Le chiffre est le même dans les deux cas. Tout ce qui suit consiste à expliquer où va cet argent.

Ce que le freelance en garde

Le freelance encaisse la totalité, et c’est sa force. Mais il paie tout le reste. Le premier poste, souvent sous-estimé, ce sont les jours non facturés : prospection, administratif, formation, congés, intermission entre deux missions. D’expérience, une bonne année tourne plutôt autour de 180 à 200 jours facturés qu’autour de 218, et une mauvaise année peut descendre bien plus bas sans que personne ne compense.

Le deuxième poste, ce sont les cotisations et l’impôt. À ce niveau de revenu, le régime de la micro-entreprise n’est plus accessible et le freelance passe par une société. Le simulateur officiel de l’URSSAF permet à chacun de faire le calcul avec sa propre situation ; l’ordre de grandeur, pour un dirigeant de société rémunéré en salaire, est qu’un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires devient du revenu net avant impôt sur le revenu, une fois déduits les frais de structure et les cotisations. Le reste finance une protection sociale minimale : pas d’assurance chômage, une retraite plus faible, une prévoyance à souscrire soi-même.

Le troisième poste ne se chiffre pas : le freelance porte seul le risque. Le client qui arrête la mission un vendredi, la maladie qui dure, la période creuse. C’est le prix de la liberté, et beaucoup l’acceptent en toute conscience. Je les respecte pour cela.

Ce que le consultant Voxalia perçoit, ligne par ligne

Chez Voxalia, le consultant voit la ligne complète de sa mission. Sur ce même TJM de 520 euros, prenons un salaire brut de 40 000 euros. Notre simulateur de rémunération, le même que celui de la page Rejoindre, donne ceci :

  • Un fixe de 40 000 euros brut, négocié en connaissant le TJM.
  • Des avantages pour environ 5 700 euros par an : mutuelle prise en charge à 60 %, tickets restaurant, indemnité de télétravail, prime de pouvoir d’achat, subvention vacances, carte cadeau de fin d’année, et la prime de vacances prévue par la convention Syntec.
  • Un variable de performance d’environ 6 300 euros par an, calculé sur la marge réelle de la mission : socle de 290 euros par mois dès 35 % de marge, puis 50 euros par point entre 40 et 45 %, 60 euros par point au-delà.

Le package brut approche ainsi 52 000 euros. Et surtout : l’intermission est payée, le chômage et la retraite sont ceux d’un salarié, la formation est financée, et une équipe commerciale travaille à la mission suivante pendant que le consultant termine la précédente.

Où va le reste, puisque nous l’affichons

C’est la partie que les ESN classiques ne montrent jamais, et c’est justement pour cela que nous la montrons ; nous avons expliqué pourquoi dans Marge d’une ESN : pourquoi nous la publions. Sur 113 360 euros facturés, le coût employeur complet du poste, charges patronales et avantages compris, avoisine 62 600 euros. La marge est donc d’environ 50 700 euros, soit 45 %. Sur cette marge, environ 6 300 euros reviennent au consultant sous forme de variable. Les 44 000 euros restants financent l’intermission de ce consultant et de ses collègues, le temps commercial, l’accompagnement et la formation, les frais de structure, et le résultat de l’entreprise.

Est-ce beaucoup ? C’est une vraie question, et nous préférons qu’elle soit posée avec les chiffres sur la table plutôt que dans le dos du consultant. Chaque euro de cette marge doit correspondre à un service rendu. Quand il ne l’est pas, le consultant le voit, et il a raison de le dire.

Alors, freelance ou CDI ?

Sur le revenu disponible, à TJM égal et sur une année pleine, l’écart entre les deux situations se réduit à quelques points, et il s’inverse dès la première intermission. Sur la sécurité, le salariat gagne nettement. Sur la liberté de choisir ses missions et son rythme, le freelance gagne nettement. Le reste dépend de la personne : de son appétit pour le risque, de sa situation familiale, de son envie d’appartenir à une équipe ou de travailler seul.

Le statut ne fait pas le consultant. Ce qui compte, c’est que la personne sache exactement ce qu’elle gagne, ce qu’elle rapporte et ce qu’elle risque. Après, elle choisit.

Julien Rondel-Caulier, Directeur Associé

Ce que nous refusons, c’est le choix par défaut, fait dans le brouillard. Un consultant qui part en freelance parce qu’il soupçonne son ESN de garder 40 % sans rien lui expliquer n’a pas choisi la liberté, il a fui l’opacité. Un consultant qui reste salarié sans savoir ce qu’il vaut n’a pas choisi la sécurité, il s’est résigné. Dans les deux cas, la transparence aurait changé la décision, ou au moins l’aurait rendue digne.

Le simulateur de la page Rejoindre permet de refaire tout ce calcul avec vos propres hypothèses : salaire, TJM de marché, TJM cible, situation familiale. Les règles sont celles que nous appliquons. Il n’y en a pas d’autres.

Questions fréquentes

Un freelance gagne-t-il plus qu’un consultant en CDI ?

En brut, souvent oui. En revenu disponible, à TJM égal et sur une année pleine, l’écart se réduit à quelques points, et il s’inverse dès la première intermission, parce que le freelance porte seul les jours non facturés et sa protection sociale.

Qu’est-ce que l’intermission et qui la paie ?

C’est la période entre deux missions. En freelance, elle n’est pas payée. Chez Voxalia, le salaire continue et l’équipe commerciale cherche la mission suivante pendant que le consultant termine la précédente.

Peut-on travailler avec Voxalia en freelance ?

Oui. Le statut ne dit rien de la valeur d’une personne : quand un indépendant est la bonne personne pour un projet, nous travaillons avec lui, avec les mêmes exigences de matching et de suivi. Les missions ouvertes sont sur la page des offres.

Sources

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TJM, marges et rémunération : chez Voxalia, tout est sur la table. Découvrez ce que nous proposons aux consultants et simulez votre package.

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